Termites, quels sont les risques ?

Mise à jour le 21 mai 2026

Les termites sont des insectes xylophages, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent de bois et de matériaux dérivés. Invisibles en surface dans la majorité des cas, ils peuvent s’attaquer silencieusement aux structures d’un bâtiment : charpentes, planchers, huisseries, voire ossatures complètes.

À terme, leur présence peut compromettre la solidité même d’un bâtiment.

Un cadre réglementaire bien défini

La lutte contre les termites est encadrée par le Code de la construction et de l’habitation, notamment les articles L133-1 à L133-6.

Ces textes fixent plusieurs obligations visant à :

  • prévenir les infestations
  • protéger les bâtiments
  • informer les acquéreurs en cas de vente

Zones concernées : une vigilance territoriale

Les obligations ne s’appliquent pas de manière uniforme sur tout le territoire.

Un arrêté préfectoral peut déclarer certaines zones comme étant infestées ou susceptibles de l’être à court terme. Dans ces zones :

  • des mesures spécifiques s’appliquent
  • la surveillance doit être renforcée
 

Il est donc essentiel de vérifier si votre commune est concernée par un arrêté préfectoral.

Obligation en cas de vente : le diagnostic termites

Lors de la vente d’un bien immobilier situé dans une zone déclarée infestée ou à risque, un diagnostic termites doit obligatoirement être fourni.

Ce diagnostic :

  • est réalisé par un professionnel certifié
  • a une durée de validité de 6 mois
  • doit être annexé au dossier de diagnostic technique (DDT)
 

Son objectif est d’informer l’acquéreur sur la présence ou non de termites dans le bâtiment.

En l’absence de ce diagnostic, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés.

En cas de travaux ou de démolition

La réglementation impose également des obligations spécifiques en cas de :

  • démolition partielle ou totale d’un bâtiment infesté
  • travaux sur des matériaux contaminés
 

Dans ces situations, il est obligatoire de :

  • déclarer en mairie la présence de termites
  • prendre des mesures pour éviter leur propagation (traitement ou élimination des matériaux contaminés)
 

Ces dispositions visent à limiter la contamination des bâtiments voisins.

Déclaration obligatoire en mairie

Selon l’article L133-4 du Code de la construction et de l’habitation :

Tout occupant ou propriétaire ayant connaissance de la présence de termites doit en faire la déclaration en mairie.

Cette obligation permet :

  • de cartographier les zones à risque
  • de mettre en place des actions de prévention à l’échelle locale

Prévention et bonnes pratiques

Au-delà de l’aspect réglementaire, la prévention reste essentielle :

  • surveiller régulièrement les éléments en bois
  • éviter le contact direct bois/sol
  • traiter préventivement les structures sensibles
  • intervenir rapidement en cas de suspicion
 

Au-delà des obligations réglementaires, la gestion du risque termites repose en grande partie sur la maintenance et la surveillance des bâtiments.

 

Contrairement à d’autres risques visibles, une infestation de termites est souvent silencieuse et progressive. Sans suivi structuré, elle peut passer inaperçue jusqu’à provoquer des dégradations importantes.

Les actions clés à mettre en place

Pour les équipes techniques, exploitants et responsables maintenance, plusieurs bonnes pratiques sont à intégrer :

1) Mettre en place une surveillance régulière

  • Inspection des éléments en bois (charpentes, planchers, menuiseries)
  • Vérification des zones à risque : sous-sols, vides sanitaires, zones humides
  • Recherche d’indices : galeries, sciure, bois fragilisé
 
 

2) Planifier des contrôles périodiques

  • Intégrer des visites de contrôle dans le plan de maintenance
  • Adapter la fréquence selon :

    • la localisation (zone à risque ou non)
    • l’âge du bâtiment
    • la présence de bois en structure
 
 

3) Tracer et centraliser les informations

  • Historiser les inspections réalisées
  • Archiver les diagnostics termites
  • Suivre les interventions de traitement
 
 

4) Réagir rapidement en cas de suspicion

  • Faire intervenir un professionnel certifié
  • Mettre en place des mesures correctives sans attendre
  • Éviter toute propagation vers d’autres zones du bâtiment
 
 

5) Intégrer le risque termites dans la gestion globale du bâtiment

  • Lier ce suivi aux autres obligations réglementaires
  • Anticiper les contrôles en cas de vente ou de travaux
  • Sensibiliser les équipes terrain

Comment une GMAO peut vous aider ?

Face à ce type de risque diffus, la clé reste une organisation structurée et traçable.

Une GMAO permet notamment de :

  • Planifier automatiquement les inspections périodiques
  • Centraliser les diagnostics et documents réglementaires
  • Suivre les interventions de traitement et leur historique
  • Mettre en place des alertes en cas d’anomalie ou de suspicion
  • Garantir une traçabilité complète en cas de contrôle ou de vente

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