Le plomb est un matériau qui a longtemps été utilisé dans le bâtiment, notamment dans les peintures et canalisations. Bien qu’il soit aujourd’hui interdit dans de nombreux usages, il reste très présent dans les immeubles anciens, en particulier ceux construits avant 1949.
Invisible, inodore et insidieux, le plomb est un risque sanitaire important, notamment pour les enfants et les femmes enceintes. Mais pas de panique: bien identifié et correctement géré le risque peut être maîtrisé. Nous vous aidons à faire le point pour devenir incollable sur la gestion du plomb dans vos bâtiments.
Qu’est-ce que le plomb ?
Le plomb est un métal lourd qui a été massivement utilisé jusqu’au milieu du XXe siècle pour ses propriétés intéressantes: malléabilité, résistance à la corrosion et excellente adhérence dans les peintures.
On le retrouvait principalement :
- Dans les peintures anciennes (jusqu’aux années 1940-1950)
- Dans certaines canalisations d’eau potable
- Dans des éléments de couverture ou de zinguerie
- Dans les jeux des enfants
- Dans le maquillage
Si le plomb est aujourd’hui strictement réglementé, il reste encore présent dans de nombreux bâtiments anciens. Le problème ne vient pas du matériau en lui-même lorsqu’il est stable, mais de sa dégradation. Lorsqu’une peinture au plomb s’écaille ou qu’un chantier libère des poussières, les particules peuvent être inhalées ou ingérées.
Quels sont les risques liés à l’exposition au plomb ?
L’intoxication au plomb est appelée saturnisme (oui, comme la planète). Elle peut être silencieuse et ses effets sont parfois irréversibles.
Les enfants sont les plus vulnérables car ils absorbent plus facilement le plomb que les adultes. L’exposition peut entraîner des retards de développement intellectuel, des troubles de l’attention, des difficultés d’apprentissage ou des troubles du comportement.
Même à faible dose, les conséquences peuvent être durables.
Les enfant ne sont pas les seuls concernées, l’exposition au plomb par la femme pendant la grossesse peut provoquer un retard de développement du fœtus, un risque de complications ou un faible poids à la naissance.
Le plomb traverse la barrière placentaire, ce qui en fait un risque préoccupant dans les établissements accueillant des publics sensibles (crèches, écoles, établissements médico-sociaux).
Où se cache le plomb dans les bâtiments ?
1. Les peintures anciennes
C’est la source principale. Les peintures au plomb étaient largement utilisées avant 1949. Avec le temps, elles peuvent :
- S’écailler
- Se fissurer
- Produire des poussières toxiques
Les travaux de rénovation (ponçage, perçage, décapage) sont des moments particulièrement à risque car ils libèrent le plomb présent dans la peinture.
2. Les canalisations en plomb
Dans certains immeubles anciens, les conduites d’eau potable peuvent encore contenir du plomb. L’eau stagnante peut se charger en particules métalliques, qui se retrouvent…dans le verre d’eau des occupants.
Comment détecter la présence de plomb ?
1. Vérifier l’année de construction
Si votre bâtiment a été construit avant 1949, un diagnostic est fortement recommandé, voire obligatoire selon le contexte.
2. Réaliser un CREP
Le Constat de Risque d’Exposition au Plomb (CREP) est obligatoire :
- Lors de la vente d’un bien construit avant 1949
- Pour certains Établissements Recevant du Public (ERP)
- En cas de suspicion d’exposition
Il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié. Si des concentrations supérieures aux seuils réglementaires sont détectées, des mesures correctives doivent être mises en place rapidement.
Quelles sont les obligations légales ?
La réglementation impose :
- La réalisation d’un CREP pour les bâtiments concernés
- La mise en sécurité des zones dégradées
- L’information des occupants en cas de présence de plomb
- La réalisation de travaux si les seuils réglementaires sont dépassés
En cas de manquement, la responsabilité civile et pénale du propriétaire ou du gestionnaire peut être engagée, notamment si une intoxication est constatée.
Comment prévenir le risque plomb ?
Voici les bonnes pratiques à adopter :
✅ Faire réaliser des diagnostics réguliers dans les bâtiments anciens
✅ Surveiller l’état des peintures et revêtements
✅ Encadrer strictement les travaux de rénovation
✅ Remplacer progressivement les canalisations en plomb
✅ Informer les occupants en cas de risque identifié
La clé, comme pour l’amiante, c’est l’anticipation et la traçabilité.
Pourquoi utiliser une GMAO pour gérer le risque plomb ?
La gestion du risque plomb ne se limite pas à un simple diagnostic. Elle implique :
📈Un suivi précis des bâtiments concernés
📅Une planification des travaux correctifs
📝Une traçabilité des interventions
💾Une centralisation des documents réglementaires
Fini les diagnostics oubliés dans un classeur. Grâce à une GMAO, vous pilotez vos obligations réglementaires en toute sérénité et réduisez les risques pour les occupants.
Le plomb est un danger invisible mais maîtrisable. Comme pour l’amiante, ce n’est pas la présence seule qui pose problème, mais l’absence de gestion.
En adoptant une démarche structurée, en respectant la réglementation et en vous appuyant sur un outil de GMAO performant, vous transformez une contrainte réglementaire en véritable démarche de prévention.
Avec Gammeo, anticipez, planifiez et sécurisez vos bâtiments. Parce que la sécurité des occupants ne doit jamais être laissée au hasard.


